Bataille de Berlin
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Sommaire |
Préambule
En 1945 les groupes d'armée de l'Union soviétique convergent sur Berlin. Le Führer avait demandé que soit appliquée dans toute l'Allemagne la politique de la "terre brûlée", ne pouvant supporter que le sol national allemand ne tombe dans les mains des slaves sans qu'il soit retourné à l'âge de pierre.
Forces en présence
Armée soviétique
Garnison de Berlin
Au début avril 1945, les forces allemandes composant la garnison de Berlin aux ordres du général Reymann, commandant la "Zone de défense du Grand Berlin" , se limitait aux unités suivantes:
- 1° Flak-Division, installée dans trois grands bunkers: le Zoobunker du Tiergarten, le Humboldthain et le Friedrichshain;
- 9 compagnies du Wacht-Regiment (régiment de la garde) "Grossdeutschland";
- 2 bataillons de gendarmerie (Feld-Gendarmerie);
- 2 bataillons du génie militaire;
- 20 bataillons du Volksturm déjà créés et 20 autres en cours de formation; à noter que ces unités hétéroclites d'une valeur combattante plus que suspecte, se répartissaient en 2 catégories: la Volksturm.I, dont les membres étaient équipés de quelques fusils et Panzerfausten, et la Voksturm.II, totalement désarmée. Cette force de 60.000 volontaires se réduisit lors des combats à quelques petits groupes de Hitler-Jugend préposés à la lutte antichars.
Situation stratégique
Staline avait promis de venger la Bataille de Stalingrad en s'en prenant à la capitale du Reich. Ses "orgues" prirent position alors que les miliciens, jeunes et vieux tirés du Volkssturm et des Hitlerjugend , n'avaient plus que des Panzerfaust et des Panzerschreck à opposer aux chars soviétiques T34.
Déroulement
Généraux russes participant à la prise de Berlin : général Koniev, général Rokosovski, général en chef Joukov; Staline avait choisit ces généraux qui ne s'appréciaient guère, pour exciter leur esprits de compétition et les pousser à être l'un des premiers à prendre Berlin.
La progression des armées alliées approchait de sa fin. Les armées anglo-américaines firent leur jonction avec les troupes Soviétiques sur l'Elbe à Torgau.
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Les combats débutent avec l'attaque des hauteurs de Seelow. Les plans de l'armée soviétique était d'encercler la ville, puis d'éliminer par des tirs de barrage toute résistance. Mais ces bombardements gênèrent ensuite la progression des troupes à l'intérieur de la ville. Des poches de résistance naissent alors, comme au Tiergarten.
Les soviétiques massérent autour de Berlin 22 milles pièces d'artilleries (1 pièce tout les dix mètres).
Le 20 avril 1945 après la cérémonie d'anniversaire d'Adolf Hitler (qui fête ses 56 ans), un bon nombre de haut dignitaires nazis quittent Berlin précipitamment en abandonnant leur fuhrer, les Berlinois appelèrent cette épisode « la fuite des faisans dorés ».
Les combats font rage dans le quartier des ministères, autour du Reichstag et du Fürherbunker défendu par des volontaires SS de différentes nationalités ; parmi ces derniers combattent les Scandinaves et Hollandais de la 11e SS Division "Nordland", à laquelle a été rattaché le groupe de combat "Charlemagne", regroupant quelques 300 Français sous les ordres du Hauptsturmfuhrer (capitaine) Henri Fenet, ainsi que des éléments aussi épars que des Espagnols du capitaine Izquierda, des Baltes rescapés des combats de Lituanie et jusqu'à 3 ou 4 Britanniques du SS.Britische Freikorps. En règle général, ces « desperados » (selon l'expression de l'écrivain collaborationniste Saint-Loup) se sont remarquablement comportés et il n'est qu'à rappeler les 62 chars soviétiques détruits au Panzerfaust par les seuls Français pour en convenir. Il est tout aussi important de noter que la plupart des volontaires étrangers ayant survécu aux ultimes combats des 1er et 2 mai, et qui tombèrent aux mains des soldats de l'Armée Rouge furent, à part de rares exceptions, traités dans le cadre de la Convention de Genève. Le cas n'était pas si fréquent sur le front de l'est qu'il ne mérite d'être souligné.
L'armée soviétique se voit obligée d'amener, dans le secteur même des combats, des pièces d'artilleries qui tirent à tir tendu pour réduire les poches de résistance.
Après la mort d'Hitler, les avis au sein des derniers hauts dignitaires nazis divergent concernant la demande de négociations pour un armistice ; les jusqu'au-boutistes comme Joseph Goebbels s'y opposent formellement.
La vie des civils durant le siège
Les civils berlinois ( 2 millions environs) pris au piège par les combats, se réfugient dans le métro, dans les abris ou les caves, pour échapper aux bombardements aériens et d'artillerie. En de nombreux endroits la distribution d'eau est coupée ainsi que l'électricité. L'inondation d'une partie du métro, dont la cause n'a jamais été clairement établie, cause une catastrophe qui coûte la vie à environ un millier de Berlinois.
Le sort dramatique des Berlinoises
Et puis il y eut la tragédie des femmes systématiquement violées par une partie non négligeable des troupes soviétiques. Ce drame humain, vécu par un peu plus de 100.000 Berlinoises, de tous âges et de toutes conditions, a longtemps été occulté par la plupart des récits de cette bataille ; et il a fallu attendre la "chute du mur de Berlin" et le processus de réunification de l'Allemagne qui s'ensuivit pour que l'on puisse, enfin, traiter de ce sujet épineux, tant d'un point de vue humain que politique.
Récapitulatif par dates
- 21 avril 1945 : derniers bombardements aériens des forces aériennes (U.S.A).
- 24 Avril 1945: Entrée des armées Soviétiques dans Berlin proprement dit.
- 25 Avril 1945 Jonction des troupes des USA et des troupes Soviètiques a Torgau.
- 30 Avril 1945 : suicides d'Hitler et de sa femme Eva Hitler, les suicides seraient intervenus vers 15h15 (selon certaines sources).
- 1er Mai 1945 : Joseph Goebbels se suicide, l'État-Major allemand capitule.
- 7 Mai 1945: capitulation à Reims auprés des armées Alliées ( Britanniques, USA, France), signature à 02 H 41.
- 8 Mai: la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie est entérinée à Berlin même par la signature de l'armistice aupres de toutes les nations belligérantes, qui mettait fin à la guerre en Europe.
Conséquences et Bilans
La ville de Berlin sera détruite à 95% (selon les experts de l'époque). De très nombreuses victimes civiles seront tuées durant les combats, d'autres seront brutalisées ou exécutées par les soldats de l'Armée Rouge, ivres de vengeance contre les allemands. Au début ces comportements seront tolérés par l'état-major de l'armée rouge mais dès que l'armistice sera signée et que l'occupation soviétique se mettra en place, ces exactions seront rapidement arrêtées par le NKVD. En 1945, 4000 officiers soviétiques seront jugés pour crimes contre des civils.
Les soviétiques indiqueront avoir perdu 20 à 25000 hommes dans la prise de la ville et près de 81 000 dans toute l'opération. 280 000 hommes seront blessés.
Du coté allemand, les pertes humaines sont estimées 450 000 tués, blessés ou disparus.
La bataille de Berlin est considéré comme une des plus sanglantes et la plus coûteuse en vie humaine de la seconde guerre mondiale.
Bibliographie
- Les Russkoffs de Cavanna
- J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir d'Arnothy
- La dernière bataille. La chute de Berlin par Cornelius Ryan (également auteur du jour le plus long)
- La chute de Berlin d'Antony Beevor (éditions de Fallois - Paris)
Cinéma
- La chute, film basé sur le livre de Joachim Fest, où la Bataille de Berlin est ambiante, omniprésente, mais éclipsée compte-tenu du cœur du sujet (hormis lors de la fuite des derniers protagonistes à la fin du film).
Voir aussi
Lien externe
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