Warning: mkdir() [function.mkdir]: Too many links in /home/web/savoir.pingouin.org/mediawiki-1.12.0/includes/GlobalFunctions.php on line 1649
Bayonne - Savoir

Bayonne

Un article de Savoir.

Bayonne
Pays
drapeau de la France
     France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
(sous-préfecture)
Arrondissement Bayonne (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de 3 cantons
Code INSEE 64102
Code postal 64100
Maire
Mandat en cours
Jean Grenet
2001-2008
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz
Longitude 01° 28' 30" O
Latitude 43° 29' 37" N
Altitudes moyenne : 4 m
minimale : 0 m
maximale : 85 m
Superficie 2168 ha = 21,68 km²
Population sans
doubles comptes
44 300 hab.
(2005)
Densité 1850 hab./km²

Bayonne est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Bayonnais.

Son ancien nom est Lapurdum, qui a donné son nom à la région alentour, le Labourd, au confluent de l'Adour et de la Nive, siège à partir du XI° siècle de l'évêché de Bajonencis issu partiellement du découpage de l'Aquencis. Au IV° siècle, la ville est un cantonnement militaire de la cohorte de Novempopulanie. Le nom de Baïonna, "la bonne rivière" (Iba Ona), qui est certainement basque, n'apparaît qu'au XII° siècle. Cette rivière est la Nive, car jusqu'au XVI° siècle l'Adour passait à Tarnos et non à Bayonne.

Sa devise est «nunquam polluta» (jamais souillée), en référence aux nombreuses tentatives infructueuses de prise de la ville au cours des siècles.

Sommaire

Géographie

Image:Bayonne.jpg
Bayonne vue de la rive droite de l'Adour
Topographie de Biarritz Anglet Bayonne
Topographie de Biarritz Anglet Bayonne


Situation 

Bayonne est située à la frontière occidentale entre Pays basque et Gascogne, elle occupe donc un territoire marqué par un relief plat à l'ouest et au nord (zone de la forêt landaise), tendant à s'élever légèrement en allant vers le sud et l'est, c'est-à-dire vers la zone pyrénéenne basque.

La ville est traversée par un fleuve gascon, l'Adour, dans lequel se jette précisément à Bayonne une rivière descendue des montagnes basques, la Nive. À noter que l'Adour ne traverse la ville que depuis le XVIe siècle, lorsque Louis de Foix, sous les ordres de Charles IX, détourna le cours capricieux du fleuve, qui se jetait auparavant plus au nord.

Configuration 

La ville historique se divise en trois quartiers :

  • Saint-Esprit sur la rive droite de l'Adour, surplombée par la Citadelle. Le quartier constituait autrefois une commune autonome, appelée St-Esprit-lès-Bayonne, rattachée à l'Arrondissement de Dax, dans les Landes. La commune fut réintégrée à Bayonne en 1857.
  • le grand Bayonne sur la rive gauche de l'Adour et de la Nive, qui renferme le Château-Vieux et la Cathédrale Sainte-Marie,
  • le petit Bayonne entre l'Adour et la Nive.
Vue de Bayonne
Vue de Bayonne
Communes limitrophes 

Histoire

Bayonne a été construite sur les ruines d'un ancien castrum romain, nommé Lapurdum, qui a laissé son nom à la province du Labourd, Lapurdi en basque.

Il existe historiquement trois explications sur la signification du nom de Bayonne : il pourrait s'agir d'un augmentatif gascon du latin Baia ("vaste étendue d'eau") ou d'un nom dérivé du basque Ibai ona ("bonne rivière"). La dernière explication,celle d'Eugène Goyeneche reprise par Manex Goyeneche, la plus plausible scientifiquement, reste celle de ibai gunea, le lieu de la rivière, étymologie désormais acceptée.

La cité fut tour à tour romaine, vasconne puis anglaise durant trois siecles (XIIe au XVe). Richard Coeur de Lion la sépara du comté de Labourd (dont la capitale devint alors Ustaritz). Dunois l'enleva en 1451 et l'annexa à la France sans trop faire de victimes grâce à la présence d'esprit de l'évêque de la ville qui inventa avoir vu une fleur de lys dans les cieux pour dissuader les Bayonnais de se battre contre les Français.

Au moment où Christophe Colomb découvre l'Amérique, c'est l'inquisition en péninsule Ibérique. Des Juifs vont partir d'Espagne, mais surtout du Portugal, et s'installant à Saint-Esprit, vont importer le chocolat en France.

Au cours des conflits sporadiques qui agitèrent les campagnes françaises du milieu du XVIIe siècle, les paysans de Bayonne se trouvèrent à court de poudre et de projectiles. Ils fichèrent leurs longs couteaux de chasse dans les canons de leurs mousquets, confectionnant des lances improvisées que l'on appelera par la suite baïonnettes.

En 1808, au château de Marracq, fut signé l'acte d'abdication du roi d'Espagne Charles IV en faveur de Napoléon 1er. Ce fait est connu sous le nom d'entrevue de Bayonne.

Le quartier de Saint-Esprit situé sur la rive droite de l'Adour, partie de Bayonne jusqu'en 1792, renommé Jean-Jacques Rousseau pendant la révolution française, a été rattaché à Bayonne le 1er juin 1857. Il avait formé pendant 65 ans une commune autonome du département des Landes.

Économie

Bayonne est la capitale économique du Sud des Landes et des trois provinces basques du nord des Pyrénées : le Labourd (dont elle fait partie), la Basse-Navarre et la Soule. Un mouvement populaire, BATERA demande qu'elle soit érigée en préfecture d'un département Pays basque et de ce fait détachée du Béarn voisin.

  • Métallurgie
  • Chimie
Le port de Bayonne 

Voir l'article détaillé : Port de Bayonne

La ville de Bayonne a une activité portuaire importante.
Le port de Bayonne-Tarnos, situé à l'estuaire de l'Adour, bénéficie d'un excellent emplacement logistique.
C'est le 9ème port français : depuis 1997, son trafic annuel est au dessus des 4 millions de tonnes.


  • Il exporte les produits des bassins industriels et agro-alimentaires des Landes et des Pyrénées-Atlantiques :
le soufre (recueilli après épuration du gaz de Lacq),
le pétrole brut produit à Lacq,
le maïs,
les engrais,
le bois
  • Il abrite une aciérie électrique productrice de billettes (Aciérie de l'Atlantique SA)
  • Ford et General Motors ont choisi Bayonne pour distribuer vers toute l'Europe les voitures fabriquées en Espagne et au Portugal
  • Terminal de stockage de produits chimiques Sotrasol (produits chimiques liquides)
  • Pipes entre le Port de Bayonne et Lacq

Voir aussi : [1]

Administration

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Qualité
Les données antérieures à 1995 ne sont pas encore connues.
1995 Jean Grenet
2001 Jean Grenet

Démographie

Évolution démographique
1896 1901 1926 1936 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
26 920 27 601 31 730 31 350 32 575 36 941 42 743 42 938 41 381 40 051 40 078
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes

Patrimoine et culture

Monuments et lieux touristiques 

Bayonne est classée Ville d'Art et d'Histoire. Elle se caractérise par son urbanisme médiéval, marqué par le tracé des rues et pusterles (aux noms d'origine gasconne), et la subsistance de nombreux vestiges plus ou moins complets de bâtiments de l'époque (fortifications, cathédrale, cloître, caves…). La période allant du XVIe au XIXe siècle a vu la construction de nombreuses demeures nobles, souvent fondées par les membres des corporations, très actives à Bayonne, et témoignant de la vitalité de la ville et de son activité commerçante et portuaire.

Erreur lors de la création de la miniature : Impossible de créer le répertoire de destination
Cathédrale de Bayonne
  • Cathédrale Sainte-Marie (classée sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'Unesco, au titre des Chemins de St-Jacques, sur lesquels elle se trouve)

Cette cathédrale ogivale, de style gothique fleuri, commencée en 1213 et achevée au XVe siècle, est surmontée de deux clochers de 85 mètres de haut, ajoutés au XIXe siècle. Elle renferme la châsse de Saint-Léon, patron de la ville. Un cloître datant de 1240 lui est attenant au sud.

  • Château-Neuf, anciennes enceintes anglaises du XIIIe siècle, sur lesquelles fut élevé ce nouvel ensemble sous Charles VII au XVe siècle
  • Château-Vieux, du XIe siècle, construit par les Vicomtes du Labourd. La rançon de François Ier (retenu par Charles Quint à Madrid après avoir été capturé à la défaite de Pavie en 1525) y fut collectée. Du Guesclin y fut prisonnier.
  • citadelle et fortifications de Vauban, percées de sept portes, dont la Porte d'Espagne, la Porte de Mousserolles et la Poterne.
  • église St-Esprit, vestige d'une collégiale fondée par Louis XI, sur un édifice plus ancien.
  • maisons à colombages
  • 130 caves romanes ou gothiques
  • nombreux vestiges de fortifications romaines intégrées dans les constructions bâties dessus
  • nombreuses maisons nobles et hôtels particuliers des XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles
  • rues au tracé médiéval, certaines à arceaux, d'autres à escaliers ; pusterles (passages)
  • quais de la Nive (demeures du XIXe siècle)
  • ruines d'une ancienne résidence de Napoléon
  • grand Théâtre et Hôtel de Ville
Musées 
  • Musée basque et de l'histoire de Bayonne
  • Musée Bonnat
Langues et cultures bayonnaises 

La langue la plus couramment utilisée est le français, langue officielle. Jusqu'au remplacement dans l'administration des langues vernaculaires par le français, Bayonne a utilisé le gascon dans tous les textes officiels de la ville et il semble bien qu'elle fut la langue employée par la majorité des bayonnais jusqu'au début du XXe siècle . Cette dernière n'est pourtant pas la seule langue vernaculaire historique de Bayonne. Le basque a commencé à s'y implanter avec vigueur à partir de la révolution industrielle. On assiste depuis une vingtaine d'années à un développement lent mais probant de la langue basque, ou euskara.

Lors de la création des départements, Bayonne s'est détaché (ainsi que d'autres communes gasconnes, telle Bidache) du domaine gascon auquel elle aurait pu appartenir pour être inclue dans un département hybride: les Basses-Pyrénées (plus tard devenu Pyrénées-Atlantiques). Ce département est formé de la réunion du Béarn, des pays basques de souveraineté française (pays de Soule, pays de Labourd, et le royaume de de Basse-Navarre, subsistance nord-pyrénéenne de l'ancien royaume de Navarre, annexé à la Castille par Ferdinand d'Aragon en 1512), et d'une mince frange gasconne suivant le cours inférieur de l'Adour. Ceci malgré l'opposition des membres du biltzar du Labourd (de population rurale), qui avaient déjà refusé que Bayonne (population bourgeoise) votât avec eux pour l'élection des représentants aux Etats Généraux.

En faisant de Bayonne le chef-lieu d'un des trois arrondissements du département nouvellement créé (les deux autres étant ceux de Pau et d'Oloron), la Révolution transforma Bayonne en un centre urbain primordial pour le Pays basque intérieur, qui en fit sa capitale. À noter que la ville gasconne était limitée au centre ancien actuel à l'intérieur des remparts, soit 25 % de la ville actuelle( 15% pour le Saint-Esprit israélite et 60% pour Saint-Léon-Lahubiague basque). Auparavant, les Labourdins et les Navarrais voyaient Bayonne comme une ville portuaire de débouchés pour leurs productions, et se rendaient occasionnellement dans cette cité marchande qui avait été détachée du Labourd par Richard Cœur de Lion en 1177, pour mettre fin aux querelles perpétuelles entre Bayonnais et Labourdins, qui eurent alors pour capitale les villes d'Urrugne / Urruña et surtout Ustaritz / Uztaritze, cité dans laquelle se réunissait l'assemblée du Biltzar. La ville de Bayonne(qui à l'époque ne comprenait pas sa moitié sud, au de là du carrefour Saint-Léon qui appartenait, elle, au Labourd et qui représente 60 % de la population de la ville) fut ultérieurement rattachée à la sénéchaussée des Lannes (les Landes, du gascon Lanas), puis dépendit des gouverneurs de Bordeaux - ou d'Auch - sous l'Ancien Régime.

La langue basque s'implata alors plus significativement à Bayonne, avec l'arrivée de Basques venus de l'intérieur, voire même du Pays basque Sud. Elle cohabita durant longtemps avec l'autre langue vernaculaire historique de la ville, le gascon dit "maritime" (l'Académie de la Langue gasconne a son siège à Bayonne), utilisé depuis le Moyen Âge où il est apparu par un mélange de vocabulaire et de syntaxe du bas-latin avec un substrat basque) et mais en tous cas officielle comme en témoignent les nombreuses archives épiscopales ou municipales datées de l'époque médiévale (Livre d'Or, Livre des Etablissements, Livre des Délibérations du Corps de Ville), conservées en cette langue (aux côtés d'écrits rédigés en latin ou français, mais aucun en euskara même dans les régions où l'on parle communément basque car seul le gascon était officiel dans le Labourd et la Soule. On ne sera donc pas étonné si la toponymie bayonnaise remémore encore cette époque et cette tradition linguistique où Bayonne parlait principalement officiellement - exclusivement même (quoique les historiens ne s'accordent pas sur ce point) - gascon : le Pont Mayou, la Rue Pannecau, la rue des Graouillats, la rue Pusterle, la rue Passemillon, la rue Gosse, la rue de l'Abesque, le passage des Menouns… sans compter les rues dont les noms anciennement gascons ou basques gasconnisés furent francisés ou modifiés (rue Charcutière, rue Poissonnerie…). Avec l'inclusion dans le département des Basses-Pyrénées, Bayonne retrouva son passé vascon, c'est-à-dire basque latinisé ou romanisé, dont la conquête romaine, puis franque, puis navarraise, anglaise et enfin française l'avaient peu à peu éloignée. Mais, Bayonne tourna de ce fait le dos à la Gascogne à laquelle elle s'était parfois identifiée durant des siècles, et avec laquelle elle s'était construite et donnée une partie de son visage actuel. La francisation grandissante au XXe siècle scella le sort du gascon à Bayonne qui n'est guère plus compris ou parlé que par une frange assez mince de la population. La même francisation fut sur le point d'y parvenir avec l'euskara, préservé par l'action déterminée de collectifs de défense de la langue et de la culture basques). Il n'en reste pas moins, même si la particularité gasconne disparaît très vite que Bayonne est encore une ville à double-culture, mais que sa situation géographique (coincée entre Pays basque et Gascogne) historique, linguistique et sociale (vasconne, puis gasconne et basque depuis le Moyen Âge, avec le retour plus massif d'une population basque à partir de la fin du XVIIIe siècle) ne saurait démentir : les drapeaux gascon et basque continuent ainsi de flotter côte à côte sur la façade de l'Hôtel de Ville.

"Bayonne… place forte frontalière, port maritime et fluvial, ville épiscopale et religieuse d’un diocèse de population en majorité basque, ville de tradition et de langue gasconnes… ". selon P. Hourmat, professeur d'histoire.

"Bayonne est la capitale d’une région, le bas-Adour, avec les trois "provinces" basques et une partie de la Gascogne ; ....". Eugène Goyhenèche, historien du Pays basque


Hymne gascon de Bayonne (refrain) :


Salut Baiona ! (chant populaire gascon)


Salut Baiona, petita flor, (Salut Bayonne, petite fleur)

Pròche la Niva, pròche l'Ador. (Près de la Nive, près de l'Adour)

Mainada a la vèrva gascona, (Jeune fille à la verve gasconne)

Charmanta e gaujosa citat, (Charmante et joyeuse cité)

On respira la libertat, (Où respire la liberté)

Salut Baiona ! (Salut Bayonne !)

Gastronomie

Bayonne est réputée pour son jambon, produit à partir d'élevages de porcs du bord de l'Adour, et salé avec le sel du bassin de l'Adour (notamment depuis la ville de Salies-de-Béarn). Le fœhn, vent sec de cette région, permet lors du séchage de faire pénétrer le sel à l'intérieur du jambon.

Autres spécialités :

Sport

  • Rugby

L'Aviron Bayonnais, le club de rugby de la ville, fondé en 1904, compte 3 titres de champion de France (1913, 1934 et 1943). Il évolue cette saison dans le Top 14 du championnat

  • Football

L'Aviron Bayonnais FC qui évolue cette saison en National.

Festivités

Voir l'article détaillé : Fêtes de Bayonne

Personnages célèbres nés à Bayonne

Jumelages

Bayonne est jumelée avec :

Références

Voir aussi

Article connexes 


Liens externes 


 
Communes du Labourd
Ahetze | Ainhoa | Anglet | Arbonne | Arcangues | Ascain | Bardos | Bassussarry | Bayonne | Biarritz | Bidart | Biriatou | Bonloc | Boucau | Briscous | Cambo-les-Bains | Ciboure | Espelette | Guéthary | Guiche | Halsou | Hasparren | Hendaye | Itxassou | Jatxou | Lahonce | Larressore | Louhossoa | Macaye |Mendionde | Mouguerre | Sare | Saint-Jean-de-Luz | Saint-Pée-sur-Nivelle | Saint-Pierre-d'Irube | Souraïde | Urcuit | Urrugne | Urt | Ustaritz | Villefranque Armoiries des Pyrénées-Atlantiques



Étape précédente
Tarnos
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Voie Littoral Aquitain
Étape suivante
Saint-Jean-de-Luz
ca:Baiona

cs:Bayonne de:Bayonne en:Bayonne es:Bayona (Francia) eu:Baiona it:Bayonne oc:Baiona pl:Bayonne pt:Baiona (França) ro:Bayonne sr:Bayonne sv:Bayonne

Mirroir de Wikipedia