Euro

Un article de Savoir.

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Construction officielle du symbole de l’euro

L’euro est la monnaie commune des 25 États de l’Union européenne (UE) — et la monnaie unique de 12 États membres pour le moment — qui succède à l’ECU (European Currency Unit, ou « unité de compte européenne ») qui en était la précédente monnaie commune. Elle est en outre la monnaie commune de facto de certains États et territoires, comme le Kosovo.

L’euro est géré par la Banque centrale européenne qui en contrôle l'émission.

Le symbole ISO 4217 de l'euro est EUR, le symbole usuel est . Il est divisé en 100 cents (Néanmoins en France on utilise beaucoup le terme centime) .

Certaines langues flexionnelles lui appliquent leurs règles grammaticales habituelles (pluriel, partitif), d’autres se conforment à la règle édictée d’invariabilité. Voir aussi l'article détaillé :

Sommaire

Les pièces et les billets en euros

Toutes les pièces en euro ont une face en commun (1, 2 et 5 eurocents : l’Europe dans le monde ; 10, 20 et 50 eurocents : l’Europe comme une alliance d'États ; 1 et 2 euros : l’Europe sans frontières) et une face spécifique au pays d’où la pièce est émise (y compris pour Monaco, Saint-Marin et le Vatican, États en union monétaire avec leurs voisins immédiats qui ont été autorisés à frapper leurs propres pièces).

Évidemment, toutes les pièces sont utilisables dans tous les États membres, par exemple une pièce avec le portrait de Juan Carlos a valeur légale non seulement en Espagne mais aussi en Finlande, en Irlande...

Une nouvelle série de pièces devrait être également frappée à la fin de la décennie 2000-2010, ne serait-ce que pour tenir compte de l’élargissement à 25 (actuellement trois États membres non-parties à l’euro sont représentés sur les différentes pièces).

Billets en euro

Les billets quant à eux ont une maquette commune à toute la zone euro. Les ponts, portes et fenêtres des billets symbolisent l’ouverture de l’Europe sur le reste du monde et les liens entre les peuples.

Une nouvelle série de billets devrait apparaître à partir de la fin de la décennie 2000-2010 afin notamment de tenir compte de l’élargissement de 2004 sur les cartes représentées.

Pour la description des pièces de monnaie et des billets en euros, veuillez vous reporter aux articles suivants :

Adhésion des États européens à l’euro

██ États membres de l’UEM ██ États Membres du MCE II ██ États de l’UE non-membres de la zone euro ██ États et territoires hors de l’UE où l’euro est utilisé ██ Non-membres de l’UE qui utilisent courament l'euro

██ États membres de l’UEM

██ États Membres du MCE II

██ États de l’UE non-membres de la zone euro

██ États et territoires hors de l’UE où l’euro est utilisé

██ Non-membres de l’UE qui utilisent courament l'euro

Introduction de l’euro

Cette devise a été introduite le 1er janvier 1999 à minuit, quand les monnaies nationales des pays participants, alors au nombre de 11, cessèrent d’exister à part entière et devinrent de simples subdivisions de la monnaie européenne.

Pourtant les billets et les pièces des monnaies nationales ont continué à être utilisés dans leurs pays respectifs, jusqu’à l’introduction des nouveaux billets et pièces le 1er janvier 2002. Certaines des anciennes devises gardèrent encore leur valeur légale jusqu’à la date-butoir du 28 février 2002.

La date de fin de validité des monnaies nationales varie d’un État à l’autre. La première monnaie à disparaître fut le Deutsche Mark, le 31 décembre 2001 à minuit, les dernières le firent le 28 février 2002, date à laquelle toutes les monnaies cessèrent d’avoir valeur légale dans leurs États respectifs.

Mais les banques centrales des États de la zone euro continuent d’accepter les billets et pièces des anciennes monnaies, et ce pour plusieurs années encore (2012 en France pour certains billets et 2007 pour les pièces).

Nouveaux membres de l’Union européenne

Trois premiers pays, l'Estonie, la Slovénie et la Lituanie, ont franchi le premier pas (en devançant leurs grands voisins nouveaux adhérents) en intégrant depuis le 28 juin 2004 le mécanisme de change européen II (MCE II), successeur du système monétaire européen (comme auparavant le Danemark). Dorénavant dans l’antichambre de l’euro, ils devront passer au minimum deux ans au sein du mécanisme de change européen II (MCE II) afin de tester la stabilité de leur devise par rapport à l’euro. Ce mécanisme prévoit le maintien d'un taux moyen de change de l'euro avec une variation maximale de ± 15 %.

Ainsi, la couronne estonienne a été arrimée à la monnaie unique au taux de change de 15,6466 unités pour un euro (taux qui prévalait précédemment). De même, le litas lituanien a conservé sa parité face à l’euro (3,4528 litas pour 1 euro). Quant à la monnaie slovène, le tolar, son cours pivot a été fixé à 239,64 unités pour un euro. Ces trois devises doivent à présent (2004) se maintenir dans une bande de fluctuation de ± 15 % par rapport à ces cours pivots pendant les deux années à venir. L’adoption de l’euro pourrait alors être envisageable à partir de 2007.

L’entrée des trois pays dans le MCE II a été saluée, début juillet 2004, par un relèvement par l’agence Fitch des notations de la dette long terme en devises (l’Estonie est à présent notée A, la Lituanie A- et la Slovénie AA+). Il serait toutefois prématuré de penser que l’adoption de l’euro n’est plus qu’une formalité. Outre la stabilité du change, les trois pays doivent également s’attacher à satisfaire les quatre autres critères du traité de Maastricht (taux maximum d'inflation, ratio minimum du solde budgétaire par rapport au PIB, ratio maximum de la dette par rapport au PIB, taux maximum d’intérêt à long terme) tout en poursuivant leur rattrapage économique.

Dès le 15 décembre 2004, l’Estonie, à travers l’Eesti Pank (la banque nationale), a déjà adopté les dessins de la face nationale des pièces en euros qui seront émises pour 2006. Le gouverneur de l’Eesti Pank, Vahur Kraft, a révélé que le vainqueur de la compétition pour ce choix était le dessin Hara 2 par Lembit Lõhmus qui avait obtenu 12 482 voix (plus de 27 % des voix). Le dessin représente les contours d’une carte de l’Estonie et le mot Eesti (qui signifie Estonie en estonien). Voir le dessin gagnant : [1]. « Il y a peu de pays en Europe qui ont un contour aussi joli et facile à se rappeler. Le symbole est facile à mémoriser » a indiqué l’artiste. Voir tous les dessins du concours sur [2].

Le 29 avril 2005, la Lettonie, Malte et Chypre rejoignent à leur tour le MCE II. La Lettonie et Malte veulent rejoindre l'Union monétaire dès 2007, Chypre en 2008.

La Bulgarie qui a signé son traité d'adhésion à l'Union (25 avril 2005), envisage d’intégrer l’euro dès la mi-2009 (avec une entrée dans l’Union prévue pour le 1er janvier 2007). La Banque nationale de Bulgarie maintient le nouveau lev, déjà depuis longtemps relié au deutschemark, dans des conditions monétaires très rigoureuses (1 € = 1,95583 nouveau lev) — qui devraient faciliter son entrée dans l’euro.

La Roumanie a commencé une importante réforme du leu roumain en 2005 afin d’être capable d’intégrer l’euro en 2012 et son entrée probable dans le MCE II dès 2009, deux ans après son adhésion à l’Union européenne le 1er janvier 2007.

États membres de l’Union européenne non-adhérents

Des trois membres de l’UE (à 15) non-participants, seuls le Royaume-Uni et le Danemark ont obtenu une clause dite d’opting-out, leur permettant de rester en dehors de la monnaie unique, même s’ils venaient à remplir les conditions d’adhésion, clause confirmée par le traité de Rome de 2004. Cette clause ne leur interdit pas toutefois d'adhérer ultérieurement.

Aussi le Royaume-Uni, contrairement au Danemark, ne fait pas partie du MCE II, bien que remplissant les conditions du traité de Maastricht, car il ne souhaite pas lier le taux de change de la livre sterling à l’euro. Depuis que la livre sterling a quitté le défunt SME (basé sur l'ancienne unité de compte européenne ou ECU), son cours a connu des variations plus importantes par rapport à l’euro que les autres monnaies des pays membres non-adhérents, notamment durant les deux premières années de l’introduction de l’euro qui s’était temporairement fortement déprécié par rapport au dollar américain, à la livre sterling et au franc suisse. Cette instabilité initiale est semble-t-il résolue, et depuis la livre sterling suit de façon assez proche les évolutions du cours de l’euro (on peut noter également que le franc suisse s'est aussi stabilisé par rapport à l’euro, et qu’il remplirait maintenant les conditions d’entrée dans le MCE II, si la Suisse et le Liechtenstein décidaient de rejoindre l'Union européenne).

En revanche, la Suède s’est engagée à rejoindre à terme la monnaie unique, et ce dès qu’elle remplira les conditions du traité de Maastricht. En fait, en raison d’une opinion publique qui reste favorable au maintien de la couronne suédoise, comme le prouve le dernier référendum à ce sujet, la Suède ne remplit pas techniquement l’entrée dans le MCE II afin de ne pas être contrainte à adopter automatiquement la monnaie unique.

Les 10 nouveaux États membres de l’Union européenne en 2004 doivent eux, à terme, intégrer d’abord le mécanisme de change européen II (MCE II) puis l’euro (six l’ont déjà fait et ont rejoint ainsi le Danemark, seul à faire partie du mécanisme de change européen II (MCE II) avant l’élargissement).

Concernant les deux prochains membres de l’Union européenne, la Bulgarie a lié sa devise, le lev avec un taux fixe à l’euro depuis 1999), tandis que la Roumanie a supprimé le 1er juillet 2005 quatre zéros au nouveau leu roumain afin d’intégrer l’euro en 2012.

L’euro et les autres devises européennes ou liées

Devises européennes liées à l’euro

Au sein de l’Union européenne et des pays candidats à l’entrée dans l’Union, on trouve en 2005 les monnaies suivantes, qui ont tous intégré le MCE II :

Autres devises liées à l’euro

Un certain nombre de devises, hors Union européenne, sont déjà liées à travers un taux de change, fixe ou variable, à l’euro :

  • L’escudo capverdien (CVE), précédemment lié, jusqu’en 1999, avec un taux de change fixe à l’escudo portugais.
  • Le franc CFP (XPF), était lié au franc français avec un taux de change fixe de 0,055 FRF pour 1 XPF avant l’adoption de l’euro. Il est maintenant lié à l'euro par le taux fixe de 1000 XPF pour 8,38 € (autrefois le franc CFP, était lié comme le franc Djibouti au dollar-or des États-Unis, avant de se lier de nouveau au franc français lors de la démétallisation du dollar).
  • Les francs CFA BCEAO (XOF) ou BEAC (XAF), précédemment liés, jusqu’en 1999, au franc français, avec un taux de change garanti (mais renégociable avec la Banque de France séparément pour chaque banque d’émission) de 100 XAF ou 100 XOF pour 1 FRF, autrefois 50 XAF ou 50 XOF pour 1 FRF.
  • Le franc comorien (KMF), précédemment lié, jusqu’en 1999, au franc français avec un taux de change garanti (mais renégociable avec la Banque de France) de 75 KMF pour un 1 FRF.
  • Le mark de Bosnie-Herzégovine (BAM), précédemment lié, jusqu’en 1999, au mark allemand avec un taux fixe de 1 BAM = 1 DEM lors de la création de cette devise en 1997/98. La devise était précédemment nommée mark convertible. Consulter le site de la SFOR).
  • Le franc suisse a d’abord continué à flotter librement par rapport aux autres devises européennes, durant les 3 premières années d’introduction de l'euro. Cependant, l'Union européenne constituant plus de 60 % des échanges de la Suisse et du Liechtenstein, la Banque nationale suisse a unilatéralement décidé de maintenir le cours du franc suisse stable par rapport à l’euro, afin de limiter le risque de change, en constituant ou convertissant un fonds de réserve en euros. Durant les premières années, le fonds de réserve des anciennes devises nationales avait été réduit suite à leur conversion (puisque théoriquement il n’était plus nécessaire de maintenir un fond suffisant pour chaque pays), mais ce fonds a été reconstitué et même augmenté pour stabiliser le cours, sous la pression de fonds d’investissements privés et de grandes banques suisses qui ont créé une valeur euro SWIFT pour faciliter les échanges interbancaires.
  • L’euro SWIFT existe encore au plan international et est assimilé à une devise (toutefois distincte de l’euro) sur les marchés financiers interbancaires, car sa stabilité relative par rapport à l’euro est encore meilleure que celle du franc suisse lui-même, dont le fond de réserve contient davantage de livres sterlings et devises hors MCE.

Devises européennes non liées à l’euro

Les monnaies suivantes des pays membres de l’Union européenne ou candidats à l’adhésion ne sont pas liées à l’euro,

  • soit parce que leur pays émetteur, membre de l’Union européenne, dispose du droit d’opting-out :
    • la livre sterling britannique (GBP), avec un droit d’opting-out, et ne souhaite pas participer non plus au MCE II ;
  • soit parce qu’elles ne remplissement pas encore les conditions techniques d’adhésion au MCE II (selon le traité de Maastricht), alors que leur pays émetteur est déjà membre de l’Union européenne :
    • la couronne suédoise (krona) (SEK), dont le pays émetteur bloque techniquement sa participation au MCE II pour ne pas être obligé ensuite d’adopter automatiquement l’euro ;
    • la couronne tchèque (koruna) (CSK), qui devrait rejoindre automatiquement le MCE II (probablement dès 2007) puis l’euro dès que les conditions techniques sont remplies ;
    • le forint hongrois (HUF), qui devrait rejoindre automatiquement le MCE II (probablement dès 2007) puis l’euro dès que les conditions techniques sont remplies ;
    • le nouveau zloty polonais (PLN), qui devrait rejoindre automatiquement le MCE II (probablement dès 2007) puis l’euro (pas avant 2010) dès que les conditions techniques sont remplies ;
  • soit parce que leur pays émetteur candidat à l’adhésion ne dispose pas d’une caisse d’émission assurant la convertibilité :

Valeur de l'euro

Conversion de l’euro dans les anciennes devises des pays membres

La valeur de l’euro, exprimée dans les anciennes monnaies de ces pays, est la suivante :

Valeur Dénomination Pays d'émission
(*) ou d'utilisation
Début de
parité
avec l’euro
Début de
circulation
de l’euro
Fin de cours
de l’ancienne
devise
Limite de convertibilité des pièces et billets en ancienne devise nationale
0,787564 IEP livre irlandaise  Irlande 1er janvier 1999 1er janvier 2002 9 février 2002 indéfiniment
1,00000 XEU Unité de compte européenne (ECU)  Union européenne (*) 1er janvier 1999 (néant) 31 décembre 1998 (néant)
1,95583 DEM mark allemand  Allemagne 1er janvier 1999 1er janvier 2002 31 décembre 2001 indéfiniment
2,20371 NLG florins néerlandais  Pays-Bas (partie européenne) 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 janvier 2002 1er janvier 2007 (pièces)
1er janvier 2032 (billets)
5,94573 FIM markkas ou marks finlandais
Erreur lors de la création de la miniature : /usr/local/bin/convert: line 4: 14923 File size limit exceeded/usr/bin/convert $*
 Finlande,
Territoire autonome (Finlande) Îles Åland (*)
1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 29 février 2012
6,55957 FRF francs français  France
 Monaco (*),
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 Andorre (*)
1er janvier 1999 1er janvier 2002 17 février 2002 17 février 2005 (pièces)
17 février 2012 (billets)
6,55957 MCF francs monégasques  Monaco 1er janvier 1999 1er janvier 2002 17 février 2002 17 février 2005 (pièces uniquement)
6,55957± ADF francs andorrans
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 Andorre
1er janvier 1999 (néant) 31 décembre 1998 (néant)
13,7603 ATS schillings autrichiens  Autriche 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 indéfiniment
40,3399 BEF francs belges Belgique Belgique 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 31 décembre 2004 (pièces)
indéfiniment (billets)
40,3399 LUF francs luxembourgeois  Luxembourg 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 31 décembre 2004 (pièces)
indéfiniment (billets)
166,386 ESP pesetas espagnoles Espagne Espagne,
Erreur lors de la création de la miniature : convert: unable to read font `/usr/share/fonts/type1/gsfonts/n019003l.pfb'.
 Andorre (*)
1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 indéfiniment
166,386± ANP pesetas andorranes
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 Andorre
1er janvier 1999 (néant) 31 décembre 1998 (néant)
200,482 PTE escudos portugais  Portugal 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 30 décembre 2002 (pièces)
30 décembre 2022 (billets)
340,750 GRD drachmes  Grèce 1er janvier 2001 1er janvier 2002 28 février 2002 1er mars 2004 (pièces)
1er mars 2012 (billets)
1936,27 ITL lires italiennes  Italie,
 Saint-Marin (*),
 Vatican (*)
1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 1er mars 2012
1936,27 SML lires  Saint-Marin 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 1er mars 2012 (pièces uniquement)
1936,27 VAL lires  Vatican 1er janvier 1999 1er janvier 2002 28 février 2002 1er mars 2012 (pièces uniquement)

Taux de change des devises liées à l’euro

Les taux de change officiels des monnaies liées à l’euro sont ceux qui suivent :

Valeur Fluctuation Code' Dénomination Pays d'émission
(*) ou d'utilisation
Liée
avec l’euro
depuis
Politique monétaire
0,429300 ±15%*** MTL lire maltaise  Malte 29 avril 2005 MCE II depuis cette date.
0,585274 ±15% CYP livre chypriote  Chypre 29 avril 2005 MCE II depuis cette date.
0,702804 ±1%*** LVL lat  Lettonie 1er janvier 2005 MCE II depuis le 29 avril 2005. Fluctuation de ±15% autorisée par la BCE.
1,548 ±4% CHF franc suisse  Suisse,
 Liechtenstein
1er juillet 2003 Union monétaire suisse, taux unilatéral non officiel.
1,95583 BGN lev Image:Flag of Bulgaria.svg Bulgarie 1er janvier 1999 Unilatéral en préparation du MCE II.
1,95583 BAM marka  Bosnie-Herzégovine 1er janvier 1999 Unilatéral, était liée au mark allemand auparavant (devise anciennement nommée mark convertible).
3,4528 ±15%*** LTL litas  Lituanie 4 février 2002 MCE II depuis le 28 juin 2004.
7,46038 ±2,25% DKK couronnes danoises  Danemark 1er janvier 1999 MCE II depuis cette date.
10,0 ±? MAD dirhams marocains  Maroc 1er janvier 1999 Politique unilatérale, taux de fluctuation non défini officiellement.
15,6466 ±15%*** EEK couronnes estoniennes Image:Flag of Estonia.svg Estonie 1er janvier 1999 MCE II depuis le 28 juin 2004.
38,4550 ± 15 % SKK couronne slovaque  Slovaquie 28 novembre 2005 MCE II depuis le 28 novembre 2005. Fluctuation autorisée par la BCE
110,265 CVE escudos capverdiens  Cap-Vert 1er janvier 1999 Accord avec le Portugal. Était liée à l’escudo portugais auparavant.
119,3317 XPF francs CFP Image:DrapeauWallis-et-Futuna.jpg Wallis-et-Futuna,
 Polynésie française,
France Nouvelle-Calédonie
1er janvier 1999 France. Était liée au franc français auparavant.
239,640 ±15% SIT tolars  Slovénie 28 juin 2004 MCE II depuis cette date.
282,36 ±15% HUF forints  Hongrie 1er janvier 1999 Du 4 mai 2001 au 4 juin 2003, l'euro était centré à 276,10 HUF.
491,96775 KMF francs comoriens  Comores 1er janvier 1999 Accord avec la France. Était liée au franc français auparavant.
655,957 XOF francs CFA BCEAO  Bénin,
 Burkina Faso,
 Côte d'Ivoire,
 Guinée-Bissau,
 Mali,
 Niger,
 Sénégal,
 Togo
1er janvier 1999 Accord avec la France. Était liée au franc français auparavant
au taux de 100 XOF pour 1 FRF.
655,957 XAF francs CFA BEAC
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 Cameroun,
 Gabon,
 Guinée équatoriale,
 République centrafricaine,
 Congo,
 Tchad
1er janvier 1999 Accord avec la France. Était liée au franc français auparavant
au taux de 100 XAF pour 1 FRF.

Nota :

  • *** Ces monnaies n’utilisent pas leur bande de fluctuation, et restent constamment fixées à la valeur centrale.
  • La couronne estonienne et le litas lituanien sont également liés à travers une « caisse d’émission » mais ont une marge de fluctuation de 15 % (en plus et moins) en tant que membres du mécanisme de change européen II (MCE II). L’Estonie et la Lituanie ont rejoint le MCE II le 28 juin 2004, leurs monnaies étant déjà liées à l’euro auparavant.
  • Le lat letton est depuis le 1er janvier 2005 lié, non plus au DTS du FMI, mais bien à l’euro en vue de son entrée prochaine dans le MCE II. La Banque de Lettonie a fixé une variabilité de 1 % au lieu des 15 % requis du MCE II. La Lettonie, Malte et Chypre ont adhéré au MCE II le 29 avril 2005.
  • Le lev bulgare est lié à l’euro grâce à une « caisse d’émission » (currency board) avec une valeur égale à celle de l’ancien deutschemark.
  • En Serbie-et-Monténégro, l’euro est aussi la monnaie officielle du Kosovo, province autonome de la république serbe, administrée par l’ONU depuis 1999. La république autonome du Monténégro l’a également adopté comme monnaie officielle.
  • La Suisse ne fait pas partie de l’Union européenne mais a choisi unilatéralement de maintenir son franc suisse stable avec l’euro. Sur les marchés financiers, la Suisse maintient une réserve composée d’euros, de francs suisses et de monnaies MCE II, lui permettant d’émettre et négocier des euros SWIFT (d’une valeur unitaire approchant encore plus précisément l’euro sur les marchés de compensation interbancaires internationaux, et fonctionnant un peu comme l’ancienne monnaie-panier ECU ; toutefois l’euro SWIFT n’est pas une devise légalement mais une simple valeur boursière qui participe à la bonne stabilité du franc suisse par rapport à l’euro). De fait, la Suisse utilise de façon informelle l’euro (d’autant plus que le franc suisse lui-même est appuyé par une réserve accrue en euros véritables et réduite en autres devises du MCE II ou en livres sterling).
  • La lire maltaise est en fait liée à un panier de devises où l’euro a un poids de 70 %.
  • Le dirham marocain est lié à l’euro dand une bande de fluctuation non définie officiellement.

Estimation et évolution de la valeur de l'euro dans les autres devises

Image:EUR-USD 1972-1999.jpg
Reconstitution du taux de change Euro-Dollar de janvier 1972 à janvier 1999 à partir des taux de change du Franc Français ou du Deutschemark.
Image:EuroDollarjuill2005.png
Variation du taux de change Euro-Dollar de janvier 1999 à juillet 2005.

Si l'euro a bien succédé à l'ECU, les deux devises sont bien différentes. En particulier, l'ECU, qui était un panier, contenait des monnaies comme la livre sterling, qui n'ont pas été intégrées dans l'euro. Les deux devises européennes n'ont donc coïncidé que brièvement, pendant les heures de fermeture des marchés entre la fin de 1998 et le début de 1999 et, si l'ECU existait encore, il aurait maintenant une valeur toute autre que celle de l'euro.

Si l'on veut reconstituer la valeur qu'aurait eu l'euro par rapport au dollar avant sa cristallisation du 31 décembre 1998, il convient d'utiliser les taux de change face au dollar d'une monnaie nationale, et de lui appliquer son taux de conversion en euro. Par exemple, on prendra 6,55957 et on le divisera par la valeur du dollar en francs français. Le résultat du calcul figure sur le graphique ci-contre pour le franc français (en rouge) et le Deutschemark (en bleu) pour toute la période qui va de l'introduction du régime des changes flottants par Richard Nixon à celle de l'euro.

Pendant les dix années précédant son introduction, l'euro aurait ainsi eu une valeur moyenne de l'ordre de 1,1825 dollar US calculée avec le franc français et 1,20 dollar calculée avec le Deutschemark.

Le marché des changes le plus actif de l'euro est bien évidemment celui par rapport au dollar US. La parité euro/dollar est l'instrument financier le plus traité dans le monde. C'est un indicateur phare, suivi journellement par tous les milieux économiques et financiers.

Évolution :

Transition des monnaies nationales à l’euro (zone euro)

La transition des monnaies nationales à l’euro pour les 11 pays membres de la première zone euro s’est échelonnée sur un peu plus de trois ans, de 1999 à début 2002 :

  • 1er janvier 1999
    Passage des marchés financiers à l'euro, ce qui comprenait en outre
  • 1er janvier 1999 au 31 décembre 2001
    Passage de la monnaie de transaction des devises nationales à l’euro.
    • Cette phase a nécessité l’adaptation à la double-circulation puis à l’euro des applications informatiques de gestion, et la bascule à l’euro des comptabilités des entreprises.
    • Très peu d’entreprises ont basculé leur monnaie comptable à l’euro avant le 1er janvier 2000, en raison de la charge de travail occasionnée par le passage informatique à l’an 2000, car cette transition compliquait aussi les plans comptables ; nombre d’entre elles ont donc tenu une compabilité uniquement dans l’ancienne devise durant la période de transition.
    • Les bascules ont été effectuées pour la plupart début 2001, ou à des dates proches en fonction des débuts d’exercices comptables.
  • Début 2002 : passage de la monnaie fiduciaire (billets et pièces) à l'euro.
    La durée de cette période a été variable selon les pays (de quelques semaines à trois mois).

Sources :

Aspects économiques

Dans certains des pays ayant introduit l'euro, une augmentation de l'inflation aurait été constatée. Dans le cas de la France, celle-ci aurait été mal mesurée par les instruments de l'INSEE, et elle aurait concerné en particulier des prix pratiqués par les grandes surfaces. Le ministre des finances français, Thierry Breton, a dû proposer ultérieurement un indice spécial lié au coût du panier d'achat au supermarché pour répondre aux critiques des associations de consommateurs.

L'euro avait pour fonction d'apporter à travers la monnaie unique, une cohésion des politiques économiques des membres de l'Union européenne. La relative survalorisation actuelle de cette monnaie limite le coût des approvisionnements en matières première et énergie, et induit en revanche un frein aux exportations européennes. Certains économistes comparent la situation des pays européens restés en dehors de cette monnaie, qui peuvent conserver une politique monétaire autonome plus forte en croissance, comme l'Angleterre. Certains mouvements souverainistes ont développé récemment le thème d'un retrait de l'euro, auquel ils attribuent une perte d'identité et de possibilité de politique nationale monétaire.

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