Madagascar

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Republique de Madagascar
Madagasikara
Drapeau de Madagascar Blason
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Tanindrazana, Fahafahana, Fahamarinana
(Patrie, liberté, honnêteté)
Langues officielles Malgache, français
Capitale Antananarivo
18°54'57,11" S 47°31'18,19" E
Plus grande ville Antananarivo (1,2 millions d'habitants)
Premier ministre Jacques Sylla
Président Marc Ravalomanana
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 46e
587 040 km²
0,94%
Population
 - Totale (2005)
 - Densité
Classé 58e
18 040 341 hab.
30,73 hab./km²
Gentilé Malagasy, Malgache
Indépendance
 - Date

26 juin 1960
Monnaie Ariary (MGA)
Fuseau horaire UTC +3
Hymne national Ry Tanindrazanay malala ô
(Ô, Notre chère patrie)
Domaine internet .mg
Indicatif
téléphonique
+261

La République de Madagascar est un État insulaire, situé dans la partie occidentale de l'océan Indien, au large de l'Afrique de l'est dont il est séparé par le canal du Mozambique. Sa capitale est Antananarivo (Tananarive).

Durant la majeure partie du XIXe siècle, l'île fut administrée par le Royaume de Madagascar que l'invasion coloniale française de 1895 abolit ensuite. En 1960, Madagascar retrouve théoriquement son indépendance mais demeure soumis à une forte influence française dans tous les domaines, et plus particulièrement sur le plan politique et économique. Ainsi, jusqu'en mai 2003, on utilisait 2 monnaies à Madagascar : l'ariary (Ar) et le Franc dit malgache ou FMG qui était alors la monnaie la plus utilisée car longtemps apparité au Franc CFA en usage dans toutes les anciennes colonies françaises d'Afrique.

A partir de mai 2003, un double étiquetage fut appliqué dans les commerces et sur les marchés jusqu'au basculement officiel, le 1er janvier 2005. Depuis cette date, seul l'ariary a cours dans le pays.
1 Ariary = 5 Ia = 5 FMG.

La langue malgache est originaire d'Indonésie. Elle est apparentée au ma'anyan et à d'autres langues parlées dans l'arrière-pays du sud-est de Kalimantan.


Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de Madagascar

La première occupation humaine à Madagascar remonte vraisemblablement aux premiers siècles de l’ère chrétienne. Ces pionniers sont originaires de l’Asie du Sud-Est, plus précisément de la partie centrale de l’actuelle Indonésie. Les premiers royaumes dont on peut établir l’histoire remontent aux environs du XIIe siècle au centre de l’île. Les autres royaumes du littoral dont le souvenir s’est perpétué n’émergent qu’à partir du XVIIe siècle. On peut à cet égard énumérer les royaumes sakalava sur la côte ouest, ceux des betsimisaraka et des peuples du sud-est sur le littoral oriental, les royaumes betsileo au sud du pays merina, etc. Sur les hautes terres, le royaume merina prend véritablement son essor au début du XVIe siècle. Celui-ci ne devait cependant connaître l'apogée que sous le règne d’Andrianampoinimerina qui mourut en 1810. Ce dernier entreprit d’unifier le pays merina, tout en laissant par testament à son successeur le soin de conquérir le reste de l’île, à travers l’expression : ny riaka no valamparihiko, « la mer [sera] la limite de ma rizière ». Ce fut donc avec son fils Radama Ier que l’entreprise d’unification proprement dite de Madagascar débuta. Les premières régions extra-merina à être soumises furent le pays bezanozano à l’est et les pays betsileo au sud. Après l’accord anglo-merina de 1817 et ensuite, 1819, en échange de sa coopération pour mettre fin au commerce des esclaves avec l’étranger, Radama reçut par l’intermédiaire de l’île Maurice l’assistance de la Grande-Bretagne pour moderniser son royaume et ses armées. C’est ainsi qu’en quelques années à peine, au titre de Roi de Madagascar que les Britanniques lui avaient reconnu, il réussit à imposer son autorité sur les trois-quart de l’île, correspondant aux régions les plus riches et les plus peuplées. Autant dire que, virtuellement, il a en fait conquis tout Madagascar, même si c’était encore à titre de simple suzerain, se contentant de contrôler les relations extérieures et de percevoir des "tributs" de vassalité. Après la disparition prématurée de Radama en 1828, le trône échut à son épouse, la reine Ranavalona Ire qui entreprit d’étendre un peu plus et de consolider les conquêtes de son predecesseur. Devant cependant les agressions françaises (attaques inopinées de Gourbeyre en 1829) et les graves menaces que les missionnaires britanniques faisaient planer sur la pérennités des valeurs nationales merina, la reine Ranavalona décida en 1835 d’expulser les Européens qui avaient refusé de prêcher leur religion. Mais ceci n’interrompit pas pour autant le processus de modernisation du royaume, ardemment souhaité par les autorités, qui durent donc se rabattre sur le savoir-faire technique de quelques particuliers, engagés pour la circonstance. Avec James Cameron, reparti avec les missionnaires, le plus connu d’entre ces techniciens étrangers était Jean Laborde, établi en Imerina dès 1831 pour ensuite y séjourner durant plus de quarante ans, jusqu'à sa disparition en 1878. Après la disparition de Ranavalona 1ère en 1861, sa succession échut à son fils qui prit le nom de Radama II. Celui-ci entreprit aussitôt d'ouvrir largement les portes du royaume aux influences européennes, se risquant même à en compromettre l'indépendance en attribuant d'immenses concessions territoriales à des aventuriers comme notamment le Français Joseph Lambert. En quelques mois à peine, par les incohérences de sa politique qui révélèrent aux yeux de tous son incompétence, le pays sombra dans un état de semi-anarchie et il se mit sur le dos une grande partie des classes politiques traditionnelles. D'où finalement son assassinat en 1863 sur l'instigation du Premier Ministre Rainivoninahitriniony. On mit alors sur le trône son épouse qui devient la reine Rasoherina. Par la même occasion, le Premier Ministre qui représentait les Hova, devint officiellement l'époux de la souveraine. Cette union était donc avant tout de nature politique, afin de symboliser le partage des responsabilités entre les deux composantes majeures du peuple merina. Sous Rasoherina, le royaume poursuivit sa modernisation, et il en sera de même avec les deux souveraines suivantes, Ranavalona II (1868-1883) qui rendit officiel la pratique du culte chrétien et Ranavalona III (1883-1897). À partir de 1864, la charge de Premier Ministre et Commandant en Chef de l'armée échut à Rainilaiarivony, le frère cadet de Rainivoninahitriniony. Celui-ci demeura à son poste jusqu'à ce que les envahisseurs français ne le déposent en 1895. D'abord soumis au régime du protectorat français à la suite du traité du 1er octobre 1895, Madagascar fut ensuite déclaré unilatéralement colonie française le 6 août 1896. Aucune consultation aboutissant à un quelconque traité ne fut jamais en effet entreprise par l'occupant, alors même que la reine et le gouvernement local étaient encore en fonction. Par la suite, le 1er mars 1897, tout aussi arbitrairement, le général Galliéni abolit de lui-même la monarchie, faisant aussitôt perdre tout droit politique à ceux qui devinrent des « indigènes malgaches » jusqu'au début de 1946. La résistance patriotique des Menalamba commencée en novembre 1895 fut brisée par la terreur. La "pacification" de l'île ne s'acheva cependant dans les régions côtières qu'en 1904, après avoir fait environ 100 000 victimes sur une population d'environ 3 millions d'âmes pour l'ensemble de l'île. Après un début difficile avec l'affaire de la VVS en 1915, le combat nationaliste ne se développa véritablement qu'à la fin des années 20. Celui-ci connut son apogée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sous la conduite du MDRM. Mais l'élan fut brisé en 1947 après que l'insurrection ratée du 29 mars fut noyée dans le sang. Ici également, les victimes se chiffrent entre 80 000 et 100 000 morts (11 000 d'après les estimations officielles de l'époque). Madagascar se vit enfin accorder une indépendance de façade le 26 juin 1960 sous la direction de Philibert Tsiranana, un ancien leader du PADESM.

Politique

Article détaillé : Politique de Madagascar

Voir aussi : la composition du gouvernement malagasy.

Géographie

Image:Ma-map.png
Carte de Madagascar

Article détaillé : Géographie de Madagascar

Madagascar est la quatrième plus grande île au monde avec une superficie de 587 000 km² (un peu plus que la superficie de la France). Située dans l'océan Indien, traversée par le tropique du Capricorne, elle occupe une position stratégique avec sa côte tournée vers le canal du Mozambique.

Seule 5% de la surface du pays est utilisée pour l'agriculture. La déforestation atteint des proportions qui en font un problème majeur pour l'écologie et l'économie de l'île. Les eaux sont de plus en plus polluées par des rejets humains incontrolés, d'où parfois un risque de maladie (choléra) dans les zones de fortes densités.

Le climat de la Grande Île offre cinq variétés :

  1. Au nord et nord-ouest, la région reçoit des pluies annuelles abondantes pendant la mousson, période qui dure de décembre à avril. Le climat est de type équatorial et les températures varient de 15°C à 37°C.
  2. Sur la côte est, du nord-est au sud-est, règne un climat équatorial très humide et la côte rectiligne est exposée annuellement aux alizés et aux cyclones dévastateurs entre les mois de janvier et mars.
  3. La grande région de l’ouest de Madagascar est moins pluvieuse que la précédente et se caractérise par des savanes étendues à perte de vue. Les températures y varient de 10°C à 37°C.
  4. Au centre de l’île, les Hautes Terres se trouvent à une altitude qui varie de 1 200 à 1 500 mètres. Le climat peut-être assimilé à un climat de type méditerranéen avec des températures annuelles moyennes de l’ordre de 20°C.
  5. L’extrême sud de la Grande Île est très sec et les pluies sont rares. L’amplitude thermique est très élevée allant de 6°C à 40°C. Le climat est de type subdésertique.

L’île subit l’influence des alizés et de la mousson. Il existe deux saisons :

  1. la saison des pluies (saison chaude) de novembre à avril,
  2. la saison sèche (saison fraîche) de mai à octobre.

Un passé géologique original

La dérive des continents a montré que l’Inde, l’Australie, l’Antarctique, Madagascar, le sud de l’Afrique et de l’Amérique étaient réunies en une terre appelée Gondwana.

A la fin de l’ère Tertiaire, il y a 150 millions d’années, cette terre s'est disloquée pour former les continents. Dès la période Quaternaire, Madagascar se trouvait à peu près à l'endroit où elle si situe présentement.

Cette origine permet d’expliquer l’existence d’une faune et d’une flore communes à Madagascar et au sud des continents africain et américain ainsi que des profils géologiques très proches. Néammoins, l'isolement de Madagascar au cours des temps géologique a fait évoluer la faune et la flore de façon unique. On trouve donc sur la grande île des espèces particulières qui n'existent nulle part ailleurs (endémiques) dont les lémuriens sont un exemple célèbre. Du point de vue géologique, on retrouve dans la structure de la Grande Île toutes les périodes de l’histoire de la planète. Le point culminant de l’île est le Maromokotro dans le massif du Tsaratanana à 2 876 mètres d’altitude.

Du fait de son relief, Madagascar réunit une véritable mosaïque de paysages. L’île est faite de contrastes entre le bush du grand Sud, les forêts humides de l’est, les hauts plateaux granitiques du centre, parfois surmontés de massifs volcaniques et les savanes des collines sédimentaires de l’ouest.

Provinces

Article détaillé : Subdivisions de Madagascar

Madagascar possède six provinces, nommées en fonction de leur capitale, en 2004, un découpage en 22 régions de la Grande Ile est sorti officiellement, à savoir :


Les 6 provinces de Madagascar
Province Regions Population
1 Antananarivo
(Tananarive)
Analamanga, Bongolava, Itasy, Vakinankaratra 4 637 000 hab.
2 Antsiranana
(Diégo-Suarez)
Diana, Sava 1 188 500 hab.
3 Fianarantsoa Amoron'i Mania, Atsimo Atsinanana, Haute Matsiatra, Ihorombe, Vatovavy Fitovinany 3 366 000 hab.
4 Mahajanga
(Majunga)
Betsiboka, Boeny, Melaky, Sofia 1 734 000 hab.
5 Toamasina
(Tamatave)
Aloatra Mangoro, Analanjirofo, Atsinanana 2 593 000 hab.
6 Toliara Androy, Anosy, Atsimo Andrefana, Menabe

Économie

Article détaillé : Économie de Madagascar

Démographie

Article détaillé : Démographie de Madagascar


Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Culture

Article détaillé : Culture de Madagascar


Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an Taom-baovao Le premier jour de la nouvelle année est férié à Madagascar
Lundi suivant le dimanche de Pâques. Lundi de Pâques Alatsinain'ny Paska Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
29 mars Commémoration des martyrs de l'Insurrection de 1947 Martioran'ny tolona tamin'ny 1947 Commémoration des martyrs de l'Insurrection qui a débuté le 27 mars 1947 et noyée dans le sang par l'armée coloniale française : 90 000 morts selon le commandant des troupes françaises de l'époque (Général Garbay).
1er mai Fête du Travail Fetin'ny asa Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques à Madagascar
25 mai Jour de l'Afrique Andron'i Afrika Anciennement Commémoration de la création de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) 25 mai 1963, qui est remplacée par l'Union Africaine (UA) depuis le 9 juillet 2002.
Jeudi 40 jours après Pâques Ascension Andro niakarana Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
Lundi suivant le septième dimanche après Pâques Lundi de Pentecôte Alatsinain'ny Pentekosta Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres
26 juin Fête nationale Fetim-pirenena Commémoration de la signature de l'acte d'Indépendance de l'île, de la colonisation française, le 26 juin 1960.
15 août Assomption Asompsiona Transport au ciel de la Vierge Marie
1er novembre Toussaint Fetin'ny olo-masina Fête de tous les saints
25 décembre Noël Noely Naissance de Jésus-Christ

Faune et flore

Article détaillé : Faune et flore de Madagascar

Données statistiques

Capitale : Antananarivo (Tananarive)
Population : 18 040 341 habitants (en 2005). 0-14 ans: 44,8%; 15-64 ans: 52,1 %; + 65 ans: 3 %
Superficie : 587 040 km²
Densité : 30 hab./km²
Frontières terrestres : 0 km
Littoral : 4 828 km
Extrémités d'altitude : 0 m > + 2876 m
Espérance de vie des hommes : 54,57 ans (en 2005)
Espérance de vie des femmes : 59,4 ans (en 2005)
Taux d'accroissement naturel : 3,03 % (en 2005)
Taux de natalité : 41,66 ‰ (en 2005)
Taux de mortalité : 11,35 ‰ (en 2005)
Taux de mortalité infantile : 76,83 ‰ (en 2005)
Taux de fécondité : 5,7 enfants/femme (en 2005)
Taux de migration : 0 ‰ (en )
Indépendance : 26 juin 1960
Lignes de téléphone : 59 600(en 2003)
Téléphones portables : 279 500 (en 2003)
Postes de radio : 3,05 millions (en 1997)
Postes de télévision : 325 000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 55 000 (en 2000)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 2 (en 2000)
Routes : 50 000 km (dont 5000 goudronnés)
Voies ferrées : 893 km ()
Voies navigables :
Nombre d'aéroports : 130 (dont 29 avec des pistes goudronnées)

Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur Madagascar.

Liens externes


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