Vandales

Un article de Savoir.

Les Vandales sont un peuple germanique oriental. Ils s'illustrèrent en pillant successivement la Gaule, la Galice et la Bétique (en Espagne), l'Afrique du nord et les îles de la Méditerranée occidentale lors des invasions barbares, au Ve siècle de l'ère chrétienne. Ils fondèrent également un éphémère « royaume vandale d'Afrique », ou « royaume de Carthage » (439533).

Sommaire

Origines : du Ier au Ve siècle

L'origine des Vandales est certainement scandinave. Les Sillings seraient originaires du Nord du Jutland, tandis que les Hasdings du Golfe d'Oslo qu'ils quittent pour le Jutland également: ils sont mentionnés pour la première fois par Tacite (Germanie, II).

Entre le Ier et le IIIe siècle, ils sont établis en Germanie orientale, dans une région située entre la Vistule et l'Oder, au bord de la mer Baltique. Ils sont alors très proches d'autres peuples barbares comme les Goths et les Gépides. Le nom de Vandales, qui a pu désigner plusieurs peuples barbares (Pline l'Ancien), est bientôt porté par deux peuples frères : les Sillings, qui donnent son nom à la Silésie, et les Hasdings, qui gagnent la Slovaquie : il est possible que le nom de « Hasdings » ne fût alors porté que par la famille royale (L. Musset).

Quoi qu'il en soit, les Vandales installés au cours du IIIe siècle en Slovaquie, au nord du Danube, face à la Pannonie et l'Illyrie, sont en contact durant près de deux siècles avec d'autres peuples non germaniques comme les Sarmates. C'est au cours de cette période de séjour dans les steppes russes que les Vandales deviennent, comme les Goths, un peuple de cavaliers renommés. Ils s'associent aux Sarmates, nation nomade d'origine iranienne, et notamment à leur principale tribu, celle des Alains. A partir du milieu du IIIe siècle, Les Vandales deviennent une composante de la pression des peuples qui migrent dans les régions du Danube. Coalisés avec leurs voisins Goths et Sarmates, ils lancent à partir de 248 des nombreuses attaques sur les provinces romaines danubiennes.

En 271, l'empereur romain Aurélien bat les Goths et les Vandales sur le Danube, et passe traité avec les Vandales pour la fourniture de 2000 cavaliers servant comme auxiliaires des légions.

Des groupes de Vandales s'établissent ainsi dans l'Empire, recevant l'autorisation de s'installer sur des terres abandonnées, moyennant la fourniture de contingents de soldats auxiliaires. Ce procédé explique qu'un des derniers grands généraux de l'empire Stilicon soit d'origine Vandale. Mais l'antigermanisme des milieux dirigeants romains mène à son exécution en 408.

Les « Invasions barbares » (406439)

Au début du Ve siècle, les Huns chassent les Vandales et leurs alliés Sarmates de leurs territoires. Les Hasdings du roi Godégisel et les Sillings de Frédébal se joignent alors aux Suèves ou Quades, et aux Alains et se dirigent vers le cours supérieur du Rhin. Maintenus un temps sur la rive Est du fleuve par le dispositif défensif romain (le limes rhénan), l'ensemble de ces peuples franchit le fleuve gelé selon la légende, durant la nuit de la saint-Sylvestre (en réalité il fallut plus d'une nuit pour la traversée) le 31 décembre 406, entrant ainsi en masse dans l'Empire romain occidental et participant aux « grandes Invasions ».

En Gaule (407409)

Les Vandales, comme leurs alliés, se heurtent à la résistance des auxilliaires Francs et d'autres peuplades germaniques occidentales fédérées au service de Rome. Ces derniers, d'abord vainqueurs des Vandales, encombrés par leurs familles, et qui auraient perdu 20000 hommes (?) et leur roi Godégisel (tué au combat), sont cependant battus, principalement grâce à l'intervention de la cavalerie lourde des Alains (les Cataphractes).

Les Vandales participent ensuite à l'invasion de la Gaule qu'ils pillent, en tous sens, durant près de deux ans. Après quoi, ils migrent en compagnie des Alains et des Suèves vers les Pyrénées.

En Espagne (409–429)

À l'automne 409, les Vandales entrent dans la péninsule ibérique, où ils s'installent avec une partie de leurs alliés alains (dont certains clans sont restés en Gaule, notamment sur la Loire). Les Hasdings s'établissent un temps en Bétique avec les Alains, qui errent dans les plaines du Tage, tandis que les Sillings, en accord avec les Suèves, s'établissent dans le Sud de la Galice: après avoir mis l'Espagne à feu et à sang, répandant partout famine et désolation, ils sont écrasés en 418 par les troupes fédérées wisigothiques commandés par leur roi Wallia en personne, envoyé par Rome pour rétablir l'ordre. Les Suèves sont battus à plusieurs reprises, repoussés et confinés dans le N.-O. de la péninsule. Les Alains, beaucoup moins nombreux que les Wisigoths, sont réduits, tandis que les Sillings, très durement touchés, sont obligés de rejoindre leurs cousins dans le Sud et reconnaitre comme roi, le roi hasding Gundéric vers 419: c'est à ce moment que le nom de Vandales les désigne communément. Ils pillent la région de la future Andalousie durant une dizaine d'années. Cette étape est très importante pour eux, car elle leur permet de devenir le seul peuple barbare maîtrisant la navigation (après avoir enrôlé des marins de force), tandis qu'ils élargissent le champ de leurs actions aux îles baléares et sur la côte Nord-africaine.

Enfin, c'est probablement durant leur séjour d'une vingtaine d'années en Espagne que les Vandales se convertissent en partie à l'Arianisme (peut-être sous influence wisigothique), conversion lourde de conséquences par la suite.

En Afrique du Nord (429439)

En 428, Genséric devient roi des Vandales et des Alains, succédant à son demi-frère Gundéric, sans doute tué par des Suèves (empalé). Probablement attiré par la richesse de l'Afrique romaine, encore épargnée par les Barbares, qu'il a découverte en Maurétanie, et devant l'épuisement des richesses de la Bétique (certainement aussi par peur des Goths, leurs ennemis héréditaires, de plus en plus puissants et entreprenants), il regroupe son armée et son peuple, qu'il compte minutieusement pour les besoins de la traversée du détroit, et réunissant ainsi environ 80 000 individus dont 15 à 20000 guerriers, selon les sources contemporaines (Victor de Vita).

L'« armée » ainsi constituée accomplit la traversée du détroit de Gibraltar au printemps 429 et entre dans l'actuelle Algérie, pour atteindre Hippone (Bône: Annaba) en mai ou juin 430. La ville tombe à la suite d'un long siège en 431, durant lequel le célèbre saint Augustin meurt.

Les Romains reconnaissent l'établissement des Vandales en Algérie orientale et en Tunisie, et tentent de les apaiser en signant un traité avec eux (foedus), en 435. Néanmoins, les Vandales reprennent leur progression le long de la côte, pour prendre Carthage sans grande résistance, le 19 octobre 439.

Le royaume vandale d'Afrique (429–533)

De 429 à 439, les Vandales conquièrent une partie des territoires situés sur la côte Nord-africaine, et s'établissent durablement en Algérie orientale et en Tunisie. Ils contraignent Rome à établir un traité (fœdus) avec eux par deux fois (en 435 et 442), et constituent un original royaume vandale d'Afrique, parfois nommé « royaume de Carthage », du nom de la riche capitale romaine d'Afrique qu'ils prennent en 439.

L'installation du royaume d'Afrique et la prise de contrôle de la Méditerranée (429–477)

En 439, les Vandales s'emparent de la ville de Carthage (dans l'actuelle Tunisie), alors capitale de l'Afrique romaine. Ils menacent ensuite rapidement l'Italie après avoir débarqué en Sicile en 440.

Aussi, en 442, l'empereur Valentinien III leur abandonne de nouvelles terres en Afrique, par le biais d'un deuxième fœdus, reconnaissant ainsi la constitution du royaume vandale d'Afrique autour de Carthage.

Les Vandales, trop peu nombreux, n'occupent jamais véritablement l'ensemble des terres qui leur sont abandonnées, principalement pour des raisons démographiques, et à cause de leur isolement par rapport aux populations indigènes et romaines. Ils créent ainsi un vide rapidement occupé par les tribus berbères voisines, peu ou pas romanisées. À l'inverse, c'est sur les territoires correspondant à l'actuelle Tunisie et à l'est de l'Algérie, qu'ils tentent d'asseoir durablement leur pouvoir depuis la ville de Carthage.

Pour cela, ils appliquent une politique de confiscation des terres appartenant à des propriétaires romains (contrairement aux autres barbares qui partagent simplement les terres comme les Burgondes). Les coutumes et les lois du Bas-Empire romain sont conservées dans leur royaume (tablettes d'Albertini, 493496), mais les Vandales refusent toute fusion avec la population indigène ou romaine, hypothéquant ainsi en grande partie leur avenir dans cette région. Ils se réservent les fonctions militaires et politiques, mais, par leur manque de connaissance en lois écrites et en administration, laissent ces tâches aux autochtones romains ou romanisés.

De plus, continuant à poursuivre leur seul intérêt, ils assoient progressivement leur contrôle sur la Méditerranée méridionale : ils conquièrent la Corse et la Sardaigne (455), rançonnent Rome durant 15 jours de pillage systématique (2-16 juin 455), et prennent la Sicile (468), non sans avoir détruit une importante flotte byzantine envoyée contre eux. Finalement peu après la chute officielle de l'Empire romain d'Occident en 476, le pouvoir vandale est reconnu par le nouveau maître de Rome, le barbare Odoacre.

Seule la mort de Genséric, en janvier 477, marque le terme de leur expansion et de leur agressivité, mais marque aussi le début des luttes intestines et de l'affaiblissement du royaume et des Vandales eux-mêmes, dû essentiellement au luxe et au confort qui ramollissent les esprits les plus guerriers, comme l'on sait. Les Vandales vont payer leur mainmise sur la riche Afrique.

Politique, religion et culture

Dès 430 avec le siège d'Hippone – événement dont la notoriété postérieure est largement due au rôle de saint Augustin dans l'historiographie chrétienne médiévale – les Vandales se heurtent à l'Église catholique. Celle-ci, comme par la suite dans nombre de royaumes barbares, est le refuge privilégié des cadres de la civilisation romaine du Bas-Empire en Afrique du Nord.

L'inimitié est renforcée par la suite, notamment à cause des spoliations de terres et des mesures fiscales prises par les souverains vandales d'Afrique à l'égard des populations indigènes.

Les conséquences de cet isolement du pouvoir vandale, en définitive, sont l'exclusion naturelle de toute véritable fusion entre Vandales, Romains et indigènes romanisés.

Sur le plan de la religion, les Vandales continuent à être adeptes de l'arianisme (hérésie chrétienne). Cela contribue également à ne pas faciliter les relations entre les Romains d'Afrique – les notables locaux – majoritairement catholiques et leurs nouveaux maîtres. Les rois Genséric et Hunéric persécutent violemment les catholiques, les bannissent, ou les parquent dans des camps au sud de Gafsa, ou les condamnent aux travaux forcés dans les mines de Sicile, de Sardaigne et de Corse! Hunéric, fervent arien, se comporte en véritable tyran avec les catholiques.

En même temps, l'apport des Vandales à l'Afrique du nord a longtemps été évalué comme très faible. En partie à cause de la faiblesse des témoignages archéologiques dont nous disposons. En partie aussi parce que les Vandales s'installent dans le tout-fait des Romains, et qu'ils enterrent leurs morts avec très peu d'objets, ou aucun.

Les Vandales adoptent peu à peu, au moins pour une partie d'entre eux, la noblesse, la langue latine et, dès le règne de Genséric, le style de vie romain. L'archéologie le confirme par l'invention de sépultures à inhumation offrant des objets attribuables à une culture germanique orientale (plaques et boucles de ceinture en métal cloisonné, fibules en arbalète, etc.), mais aussi des bijoux et du mobilier méditerranéens (bagues, bracelets, colliers, poteries).

Ces tombes sont situées dans des nécropoles suburbaines, dans des églises, comme à Haïdra ou à Tebessa et permettent d'évoquer une certaine acculturation des élites vandales. Ces dernières ont pu être promptes à adopter un style de vie urbain à l'instar, par exemple, des Ostrogoths en Italie ou des Wisigoths en Espagne au VIIe s.. À Tebessa, une mosaïque montre encore un enfant vandale portant des vêtements romains : évidemment, ces témoignages ne valent que pour l'aspect matériel de la vie, et peuvent aussi s'expliquer par la faiblesse numérique des envahisseurs immergés dans un milieu totalement étranger à leur culture et leur mode de vie d'origine.

La présence de sépultures sans objet, aussi, échappe à toute analyse, tout comme l'extrême rareté de témoignages archéologiques attribuables aux Vandales en milieu rural.

Le saccage systématique des côtes et des îles de Méditerranée occidentale (Espagne, Sicile (440), Corse, îles Baléares, ...) par les Vandales, fidèles à leur tradition de pillages, et désireux de profiter de leur supériorité maritime, a aussi comme conséquences d'affaiblir un peu plus l'Empire romain, et les provinces touchées ne s'en relèvent jamais. Le royaume vandale s'étendant sur des régions productrices de céréales, l'approvisionnement en blé de l'Italie aussi en est réduit.

Pour autant, il semble que l'Afrique vandale conserve sa prospérité économique.

La chute des Vandales (533534)

L'instabilité du trône vandale à la mort de Genséric (luttes intestines), l'affaiblissement des Vandales eux-mêmes, notamment du point de vue militaire (goût du luxe, confort et oisiveté, manque d'entraînement et d'ennemis sérieux à combattre, baisse de la combatitivité, difficulté de recruter pour l'armée,...), les conflits politiques et religieux, la division de la noblesse entre nationalistes et pro-byzantins, les attaques de plus en plus fréquentes des Berbères et l'énergie de l'empereur Justinien et de son général Bélisaire, provoquent la chute rapide du royaume vandale d'Afrique du nord.

À la fin du mois d'août 533, Bélisaire débarque en Afrique avec 15000 mercenaires barbares, des Hérules et 1000 Huns : il se rend maître de Carthage à peine deux mois plus tard (octobre) après les batailles de Tricamarum et Decimum, non-loin de Carthage. Au printemps 534, le dernier roi vandale Gélimer, qui s'est réfugié un temps chez ses alliés berbères dans les montagnes de l'Ouest, et qui aurait cherché à rejoindre l'Espagne wisigothique (où vit encore une communauté vandale, ainsi que certains vandales d'Afrique qui y auraient fui), se rend à lui. Il est enmené à Byzance, où il figure dans le triomphe de Justinien, et il finit ses jours en Galatie.

Les Vandales survivants furent alors déportés en masse en Asie (534-535), soit en esclavage, soit enrôlés de force comme cavaliers auxilliaires de l'Empire byzantin à l'Est. Beaucoup de jeunes femmes vandales furent prises comme épouses par les soldats de Bélisaire. Enfin, une partie du peuple parvint à fuir et se réfugia un temps chez les Maures et harcelèrent vainement les troupes byzantines. Ces derniers furent en grande partie pris et déportés à leur tour en 538.


Héritage et réputation des Vandales

L'héritage des Vandales est traditionnellement jugé d'une importance assez faible. Mis à part quelques noms de lieux (la Vandalousie serait devenue l'Andalousie, par le biais de l'arabe Al Andalus), c'est surtout dans le vocabulaire moderne que leur héritage est le plus évident.

Dans de nombreuses langues, en effet, le qualificatif « vandale » a une connotation de terreur, de destruction aveugle, de pillage, de saccage. En français, le mot vandale est employé pour la première fois dans un sens péjoratif par Voltaire en 1734. En 1794, l'Abbé Grégoire alors député à la Convention emploie le premier le terme vandalisme (P. Riché) : les Vandales sont ainsi devenus le stéréotype des peuples barbares du Haut Moyen Âge dans l'historiographie française.

Leur réputation de pillards et de destructeurs est en réalité largement exagérée par les anciens chroniqueurs, hommes de l'Église catholique d'Afrique ou ses partisans. En réalité, les Vandales ne causent pas plus de destructions que les autres peuplades germaniques qui envahissent l'Empire romain à la même époque.

Leur royaume arien d'Afrique du Nord est organisé avec une méthode exemplaire. Tolérants dans le domaine religieux envers leurs sujets catholiques ou juifs, ils brisent les tentatives du clergé catholique de résister à leur autorité, spolient les terres des riches propriétaires romains chrétiens, et imposent de lourdes taxes foncières à leurs sujets.

Leur pillage de Rome, effectué sans destructions ni massacres, est un modèle d'organisation : les Vandales passent un accord avec le pape Léon Ier, afin de récupérer les richesses de la ville sans violence. Ils divisent Rome, à cet effet, en îlots qui sont visités successivement, et dont les objets de valeur sont systématiquement emportés.

Ainsi, aux yeux du clergé catholique, les Vandales ont deux torts impardonnables :

  • ils pratiquent un christianisme de rite arien, considéré par les catholiques comme une grave hérésie, provoquent la mort de saint Augustin, reconnu comme l'un des pères de l'Église romaine, et persécutent violemment les catholiques,
  • ils s'attaquent aux richesses de Rome et de l'Église, avec une efficacité inadmissible.

Se faisant relais de ce ressentiment, les historiographes catholiques torpillent donc, et "diabolisent" le mot Vandale par la contre-vérité qu il véhicule, alors que le nom du peuple des Alains, soumis par les Vandales, se transmet à la langue française sous la forme d un prénom d'emploi fréquent.

Rois vandales

Le Goth Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths et régent des Wisigoths, était allié aux Vandales après avoir donné sa sœur Amalafrida en mariage au roi Thrasamund.

Avertissement concernant les noms propres du haut Moyen Âge


De nombreuses graphies existent pour les noms propres germaniques de cette période : celles-ci sont dues soit aux scribes, soit à l'évolution de la langue durant la période qui s'étend du Ve au VIIIe siècle, soit aux historiographies française et allemande du XIXe siècle.

Si la graphie la plus proche du nom original est préférable, lorsque qu'une graphie moderne est d'usage courant – en particulier dans le cas de personnages célèbres – cette dernière est ici privilégiée pour des raisons de cohérence des liens.

Dans ce cas, la forme la plus courante dans l'historiographie française est utilisée en priorité : la forme germanique ou latine est citée entre parenthèses et en italique. Exemple : Clovis (Chlodowech).

Généalogie des rois Hasdingii :

   Visimar
     |
Godégisel (Godageisal) (?-406, roi)
  |
  +--------- Gundoric (?-428, roi 407-427)
  |
  +--------- Genséric (Geiseric) (v. 389/399-janvier 477, roi 428-477)
                |
                +-------- Hunéric (?-décembre 484, roi 477-484)
                |            |
                |         Eudoxie-------- Hildéric (456/463-533, roi 523-530)
                |
                +-------- Thiudoric (?-v. 480)
                |
                +-------- Gento (mort avant 477)
                             |
                             +-------- Godageis (mort avant 484)
                             |
                             +-------- Gunthamund (?-décembre 496, roi 484-496)
                             |
                             +-------- Thrasamund (?-juin 523, roi 496-523)
                             |
                             +-------- Geilarith
                                          |
                                          +-------- Gélimer (Geilimer) (?-553, roi 530-534)
                                          |
                                          +-------- Tatta (?-décembre 533)
                                          |
                                          +-------- Ammata (?-septembre 536)

Chronologie

  • 279 : Dans les Balkans, Probus rejette les Burgondes et les Vandales hors de Rhétie.
  • 334 : Les Goths protègent l'Empire romain contre une invasion vandale dans la région danubienne.
  • 407 : Les Vandales envahissent la Gaule avec les Alains et les Suèves.
  • 409 : Les envahisseurs vandales, alains et suèves se partagent l'Espagne en tirant au sort.
  • 425 : Les Vandales construisent une flotte méditerranéenne.
  • 425 : Les Vandales s'emparent des Îles Baléares.
  • 428 : règne de Genséric (Geiseric), roi des Vandales et des Alains.
  • 429 : 80 000 Vandales et Alains conduits par Genséric traversent le détroit de Gibraltar pour se répandre en Afrique du Nord.
  • 430 : Saint Augustin, évêque d'Hippone (Bône), meurt durant le siège de sa ville par les Vandales.
  • 431 : prise d'Hippone par Genséric.
  • 439 : Les Vandales s'emparent de Carthage, de la Sardaigne et de la Corse. Fondation du royaume vandale d'Afrique.
  • 442 : Le roi Genséric signe un traite de paix avec l'empereur Valentinien III et l'approbation de Théodose II.
  • 442 : Les Vandales rendent la Sicile, récemment envahie, en échange de la Numidie et les deux provinces de Mauritanie (Maroc et Algérie) ; ils reçoivent un traité pour diriger la province romaine d'Afrique (Tunisie et Libye occidentale).
  • 449 : Attila s'allie aux Vandales contre Rome.
  • 455 : Les Vandales, partis d'Afrique du Nord et conduits par Genséric, prennent et pillent Rome, puis s'établissent en Sicile.
  • 456 : Les Vandales, domine la Sardaigne.
  • 468 : Les Vandales s'emparent de la Sicile.
  • 468 : Victoire des Vandales sur la flotte byzantine au Cap Bon.
  • 477 : Mort de Genséric après un demi-siècle de règne sur les Vandales.
  • 523 : Décès du roi Thrasamund.
  • 523 : Hildéric, fils de la princesse romaine Eudocie, pro-byzantin, devient roi des Vandales malgré son impopularité et son grand âge.
  • 533 : Les forces de Byzance conduites par Bélisaire battent les Vandales à deux reprises (Tricamarum et Ad Decimum) et entrent dans Carthage (octobre).
  • 534 : Reddition de Gélimer et de ses partisans. Déportation en masse des survivants à Byzance puis en Galatie.
  • 538 : Dernières raffles et déportations des Vandales réfugiés chez les Berbères.
Liens externes

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